Clinique
Geoffroy Saint-Hilaire

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Adénome de la prostate

J’ai un adénome de la prostate


L’adénome de la prostate (également appelé hypertrophie bénigne de la prostate) est une maladie très fréquente : elle touche près de 50 % des hommes après 50 ans. Il s’agit d’une maladie bénigne qui peut ne donner aucun symptôme, mais aussi être responsable de troubles urinaires. Elle bénéficie de nombreux traitements médicamenteux et chirurgicaux. Il est possible de réduire l’inconfort de ses symptômes et la survenue de complications.

Adénome de la prostate

Adénome de la prostate : c’est quoi ?

La prostate est une petite glande du système génital de l’homme dont le rôle est essentiellement la production du liquide dans lequel vivent les spermatozoïdes. Elle est située sous la vessie et autour de l’urètre, ce canal qui amène les urines vers l’extérieur.

La prostate grossit naturellement à partir d’environ 45 ans, passant de 20 g chez le jeune adulte à plusieurs fois ce poids après 50 ans. Ce faisant, elle est alors le siège d’une tumeur bénigne, l’adénome (ou hyperplasie bénigne de la prostate), qui va gêner le passage des urines de la vessie vers l’extérieur, un peu comme un goulot d’étranglement.

Le médecin apprécie la taille et la consistance de la prostate par le toucher rectal. C’est de cette façon qu’il cherche une hypertrophie bénigne de la prostate.

Cet adénome de la prostate n’est pas une maladie cancéreuse. Il n’augmente pas le risque de cancer de la prostate, mais n’empêche pas non plus son développement.

Comment se manifeste un adénome de la prostate ?

Les symptômes de la maladie évoluent très progressivement par poussées en associant :

– une difficulté pour uriner : on doit « pousser » pour uriner ;

– de fréquentes envies d’uriner avec un volume de plus en plus faible d’urines à chaque miction, survenant d’abord la nuit (obligeant à se lever la nuit), puis la nuit et le jour ;

– un jet urinaire de plus en plus faible ;

– des envies urgentes d’uriner ;

– une sensation de n’avoir pas vidé complètement sa vessie après chaque miction.

Des complications peuvent aussi survenir d’emblée, qu’il s’agisse d’infections urinaires ou de rétention d’urines (impossibilité d’uriner) alors que la personne en ressent le besoin.

Quels traitements pour éviter ou différer l’opération de la prostate ?

• Il faut d’abord faire le point sur l’état de la prostate et de la vessie par divers examens (bilan urologique). Une analyse des urines (appelée ECBU) est aussi nécessaire, pour rechercher la présence de microbes ou de sang dans les urines, ainsi qu’une échographie de la vessie pour évaluer la quantité d’urines qui reste après que la personne a uriné.

• Lorsqu’ils ne donnent aucun signe, les adénomes de la prostate devront simplement être surveillés.

• Des traitements médicamenteux pourront ensuite être prescrits pour réduire la taille de la prostate et de l’adénome, ralentir l’évolution de la maladie prostatique et, parfois, éviter l’opération. Mais il faut s’assurer que la vessie se vide complètement.

Enfin, quand le traitement médical est inefficace ou le devient, il faut avoir recours à la chirurgie.